Yves

Qui je suis ? Au départ un insupportable hyperactif. De ceux que l’on soigne aujourd’hui … (mais ça n’est pas une maladie ! c’est un tempérament). Bien sûr, ça n’est pas facile pour l’entourage, mais égoïstement on vit très bien. Avec le temps, j’ai appris à utiliser toute mon énergie dans le sport, et c’est elle qui m’a permis de traverser des frontières.

J’ai voyagé toute ma vie. Quand j’étais enfant, c’était dans mes rêves. Je n’avais jamais assez d’espace pour construire mes vies imaginaires, toutes pleines d’ambitions et de projets. Je voulais faire du sport, du ski, de l’équitation, de la moto, du patin à glace, de l’escalade et puis un jour … après avoir touché à tous les métiers du monde (chauffeur livreur, nettoyeur de fours industriels, femme de ménage …), je suis devenu moniteur de parachutisme.

Pendant presque 30 ans, j’ai voyagé dans le ciel, à travers les nuages, le voyage vertical. On pourrait croire que sauter d’un avion en vol pour une minute de chute libre est assez répétitif quand on fait ça tous les jours, et pourtant personne ne s’en lasse jamais. J’étais marchand de rêve, moniteur de passion.

Ensuite a commencé ma deuxième vie, le voyage horizontal, le voyage à vélo (comprenez bien, ce n’est ni le vélo ni le voyage qui m’intéresse, c’est le voyage à vélo). Un premier en Ukraine pour essayer, un second en Israël, un tour du monde, deux tours du monde, un voyage en hiver, deux voyages en hiver … je crois que je suis fait pour ça. Le vélo c’est le feu tranquille, la douce violence. Je ne réussis à être calme que sur un vélo, alors que j’y dépense des quantités incroyables d’énergie.

Je suis peut-être un enfant gâté. J’ai la chance de pouvoir vivre mes passions, vivre de mes passions et même d’en avoir plusieurs, c’est un luxe.

Je suis un peu idéaliste, beaucoup optimiste et parfois excessif (mais consentant).

Mais aujourd’hui je suis aussi grand-père, alors je dois faire attention à moi. Je dois garder la forme et garder la ligne pour que mes petits-enfants soient fiers de moi. Je dois mériter une épouse qui partage mon goût pour l’imprévu et l’aventure et ma méfiance viscérale pour les lignes et les moules qui enferment tant de vies dans des monotonies et des nécessités. Elle comme moi préférons choisir notre vie et réaliser nos rêves, quel que soit le prix à payer (et il est parfois cher).

Finalement, je crois que je suis surtout un passionné.

Olivia

J’ai un parcours atypique que j’ai longtemps porté comme un fardeau. D’origine colombienne, handicapée de naissance et abandonnée par ma mère biologique quelques heures seulement après ma naissance, je ne me suis jamais sentie vraiment à ma place en Europe, malgré tout l’amour que j’ai pu recevoir de mes parents adoptifs ; de mes amis ; de mes proches.

Je crois que j’ai toujours su au fond de moi qu’un jour je partirais ; simplement pour voir si c’était mieux plus loin, au delà de l’horizon ; si je pouvais y trouver ma place.

En rencontrant Yves, j’ai vite compris que c’est lui qui me donnerait ma carte de visite vers cet « ailleurs ». J’avais cette intime conviction que c’est là-bas, ou que ce soit, que je me trouverais et me retrouverais. J’avais besoin de ce contact avec d’autres cultures pour élargir mon champ de vision devenu trop étriqué.

C’est finalement sur le vélo que j’ai trouvé ma véritable place. C’est lui qui m’a donné un accès plus direct à ce que je suis au fond de moi. Finalement, le lieu ou je suis n’a que peu d’importance. Je me sens aujourd’hui heureuse citoyenne du monde. Mais à vélo, je me sens plus forte.

Le vélo est un formidable révélateur. Avec lui, pas de faux-semblants. Il m’a énormément appris. Sur moi. Sur mes faiblesses, mes limites et mes forces. A vélo, j’ai appris à faire face à mon handicap, à lui sourire (parfois), à le combattre (souvent) et à l’accepter (c’est en bonne voie).

Aujourd’hui, je sais que je suis capable de gravir des montagnes, de traverser des déserts arides ou des régions polaires. Je sais que même si mes capacités physiques sont limitées ; même si mon corps me fait faux bond bien plus que je ne le voudrais, je peux malgré tout me permettre de me faire confiance. Je peux m’autoriser à rêver l’impossible, et je peux, pour le moins, tout mettre en œuvre pour réaliser mes rêves. Tout ça, je le dois à mon fidèle compagnon.

Et puis, le vélo m’a appris à aimer la nature. On s’y faufile sans bruit, on s’y love. Tantôt déchainée, tantôt aimante, elle ouvre toujours la porte à qui sait l’observer avec bienveillance.

La nature m’émerveille ! Même lorsqu’elle est en colère et qu’elle se montre sous son mauvais jour, je la trouve époustouflante de beauté. Le vélo respecte la nature et il permet d’aller la côtoyer au plus près sous toutes ses facettes. Et face à elle, l’être humain n’est que peu de chose. On a trop souvent tendance à l’oublier.

Alors, quand je sens que je perds contact avec elle, je prends mon vélo et je vais rouler. Ne serait-ce qu’une heure. Je rentre apaisée et heureuse.

J’espère sincèrement que ce site vous connectera avec votre bonheur !

Qu’il vous fasse voyager ! Qu’il ouvre vos horizons !

Mais mon souhait le plus cher : c’est surtout que ce site vous ouvre les portes vers vous-mêmes et vers vos propres rêves. J’ai décidé de réaliser mes rêves !

Et vous ?

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